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Polémique autour des avantages accordés par les comités d’entreprise

Rédigé le 06/11/2018

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Les syndicats dénoncent une mesure du PLFSS 2019 qui aurait pour effet de réduire les activités sociales et culturelles financées par les employeurs.

C’est un sigle que des milliers de salariés connaissent : ASC, pour « activités sociales et culturelles ». Il recouvre les aides protéiformes accordées par les employeurs à leurs personnels : réductions tarifaires pour des voyages, bons d’achats, chèques-culture…

Or, les conditions dans lesquelles ces gratifications sont octroyées viennent d’être modifiées par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), adopté, mardi 30 octobre, à l’Assemblée nationale. Des changements qui mécontentent plusieurs syndicats, ainsi que les professionnels du tourisme.

En principe, l’argent versé par les entreprises au titre des ASC devrait être soumis à des cotisations sociales. Mais l’usage veut que ces sommes soient exonérées de tout prélèvement, à condition qu’elles restent dans des proportions raisonnables et qu’elles ne se transforment pas en complément de rémunération.

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La mesure vise les avantages accordés par les CE

Un tel système a été critiqué à maintes reprises, car il plonge les entreprises dans un flou juridique et les expose même parfois à des redressements effectués par l’Urssaf.

C’est pourquoi le député (Union des démocrates et indépendants, UDI) du Nord, Paul Christophe, a déposé un amendement au PLFSS 2019 pour « sécuriser » le dispositif. Son souhait est de « pérenniser une pratique » en l’inscrivant dans le marbre de la loi, comme l’a expliqué l’élu lors des débats en séance, le 24 octobre. M. Christophe entend aussi donner de la visibilité aux dirigeants de petites et moyennes entreprises (TPE-PME) : ceux-ci sont « actuellement très peu nombreux à faire profiter leurs salariés de cet usage », du fait des incertitudes qui l’entourent. Le parlementaire nordiste espère ainsi « étendre le champ » des personnes susceptibles de bénéficier des ASC.

La mesure vise les avantages accordés par les comités d’entreprise (les CE, qui sont, peu à peu, remplacés par les CSE, les « comités sociaux et économiques », depuis la réforme du code du travail en 2017). Sont également concernés les employeurs publics et les sociétés de moins de cinquante personnes qui n’ont ni CE ni CSE.

Chèques-vacances

Le cadre conçu par M. Christophe prévoit que les avantages octroyés aux salariés seront soumis à des cotisations s’ils dépassent un certain seuil, variable suivant le type de gratification : par exemple 331 euros par an et par personne, pour « l’exercice d’activité sportive », pour « l’accès aux biens et prestations culturels ou au titre d’aides aux vacances » (le montant pouvant aller jusqu’au double en fonction du nombre d’enfants).

Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a complété le dispositif, imaginé par M. Christophe, en y incluant (par le biais d’un sous-amendement) les chèques-vacances dans les entreprises de plus de cinquante salariés.

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